Sporevents

A hauteur d'enfant




Novembre 1998. Six mois après la Coupe du Monde. 

Couloir du stade de Gagné - inauguré cinq ans auparavant par un certain Claude Simonet - Bureau au fond à gauche, porte verte.  
Les seniors s'entraînent sur le terrain stabilisé. 
Les dirigeants refont le match au club-house sous le patronage de Serge Mandon. 
Quant à nous, nous passons les premiers coups de fils pour recruter quelques clubs exotiques. Leurs noms : SI Ile d'Yeu, FC Robretières et AS Lanester.  
J’ai alors 17ans et le club m’a confié, avec Yohann Briand, la catégorie poussins sous la bienveillance de Jean-Pierre Defrasne.  
Et chut ! ne le répétez pas, le planning des matchs sera conçu sur les bancs du lycée Nicolas Appert.  

Aujourd’hui et 20 après, tout a changé : L’exotisme rime avec Ligue des Champions, avions et tour du Monde. 
La Vendée et la Bretagne sont toujours-là mais passent dorénavant par la case des étapes qualificatives.  
Les 40 bénévoles sont devenus 400. Les 320 joueurs 2500 et le budget multiplié par 30. 
A Pâques, la chasse aux œufs a laissé place à la chasse aux gros, à la chasse aux buts. Après la Coupe du Monde (et la Coupe d’Europe), la France a inventé la Coupe des Mômes. Celle qui fait jouer les clubs des villages et des quartiers contre ceux de la télé. 
Ce tournoi est fait pour eux et... Par eux ! 
Imaginé avec une âme de mini-footballeur et développé à hauteur d’enfant, c’est FIFA ou PES en chair et en os.  
Plus qu’un tournoi, le TIPB, devenu Kappa MiniMondial en 2005 puis Kappa E. Leclerc MiniMondial en 2013, c’est un rêve de gosse.  
Un rêve les yeux ouverts en grand.