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Pas de Brexit pour Chelsea

Le Whis Sports MiniEuro U9 organisé le week-end dernier au Sporting et à L’Autre Usine, c’est le football à l’état pur. Celui qu’on aime tous. Celui du mélange des classes.


112 équipes réparties en 16 groupes de 7 : 16 clubs pros, 48 amateurs du bassin Cholet/Angers/Nantes-sud et autant de Nantes/St-Nazaire. Le statut des clubs est peut-être différent. Mais pas celui des enfants. Et ça c’est vraiment rafraîchissant. Si Chelsea a remporté la coupe aux grandes oreilles et fait son tour d’honneur comme un grand sous les ovations des clubs locaux dimanche après-midi, le MiniEuro, c’est d’abord un événement où il n’y a que des vainqueurs.

Chaque équipe joue le même nombre de matchs. Chaque joueur repart avec sa petite coupe et son lot de souvenirs. Et presque tous les parents se tiennent à carreau. Originalité de la mini-compétition, chaque formation débute un nouveau tournoi le deuxième jour avec en ligne de mire… une finale* ! Le MiniEuro c’est donc onze finales. Sans disparité émotionnelle entre la finale des premiers et celles des septièmes. Un fait confirmé par les éclats de joie (ou de sanglot) des 22 finalistes. Car c’est bien cela l’enjeu du MiniEuro : Que chaque môme puisse rêver en grand !

Deux centres, une seule ambiance

A Cholet, qui accueille pour la première fois le MiniEuro, ce sont les italiens et les portugais qui mènent la danse. « Nous n’avons jamais vu un tel centre » expliquent en chœur les staffs de l’Inter et de la Juve épatés par les installations. Ils ne sont pas venus faire de la figuration malgré des collectifs moins bien huilés que les anglais à St-Herblain.

Quid des clubs français ? A l’exception des régionaux de l’étape, le SCO et le FCN, les clubs pros français font pâle figure. Tout sauf un hasard ? La ligue 1 des écoles de foot ne joue pas dans la même cour que City (vainqueur 2017 et troisième en 2018) ou Chelsea.

Premier League 

L’Angleterre, ancien mauvais élève de la formation a remporté plus de titres l’été dernier que durant les vingt-cinq dernières années avec ses sélections de jeunes. Fini le kick and rush. Fini le fighting spirit.

Place aux bonnes manières, « Vous dites toujours bonjour. Vous avez toujours le sourire. Vous ne refusez jamais une photo… », au talent, au collectif et au professionnalisme de l’encadrement. Rien n’est laissé au hasard : un groupe restreint de joueurs (une dizaine par promotion), un staff de 4 personnes toutes salariées dont un encadrant médical, des pin’s du logo club offerts à tout va et même un cahier de vacances aux couleurs de leur club. Ça laisse songeur.

Comme dans un autre registre les performances des clubs locaux. La sensation est venue du FC Héric et de l’Etoile du Cens tombeurs de l’OM en phase de groupe à St-Herblain tandis qu’à Cholet, Vertou chipait la première place à Toulouse FC. A noter également les qualifications remarquées de Tillières, d’Angers SCA, de Loire-Divatte, du FC Stéphanois, de Blain, de Bellevue et du Landreau Loroux OSC.

*Finale MiniChampionsLeague : 
1. FC Chelsea,  2. Sporting Lisbonne, 3. Manchester City, 4. SCO Angers, 5. FC Nantes, 6. Juventus Turin, 7. Montpellier HSC, 8. Inter Milan

Finales MiniEuropaLeague (troisièmes) :
St-Herblain : 1. OM, 2. St-Nazaire AF
Cholet : 1. AS Longeron Torfou, 2. SC Beaucouzé

Finales MiniPremierLeague (quatrièmes) :
St-Herblain : 1. Stade Couëronnais, 2. La Brède FC
Cholet : 1. ASAG La Haie-Fouassière, 2. ES La Rochelle

Finales MiniLiga (cinquièmes) :
St-Herblain : 1. Pornic Foot, 2. Éclair Chauvé
Cholet : 1. ALC Bouguenais, 2. Élan Sorinières

Finales MiniLigue1 (sixièmes)
St-Herblain : 1. Orvault RC, 2. OS Nozay
Cholet : 1. US Lucs sur Boulogne, 2. FC Laurentais Landemontais

Finales MiniBudensliga (septièmes) :
St-Herblain : 1. Savenay/Malville/Prinquiau, 2. St-Médard de Doulon
Cholet : 1. US Tourlandry Vezins, 2. Etoile Clisson